Les Camondo, une dynastie d’Istanbul à Auschwitz (4/4)

Le musée Nissim de Camondo, un hôtel particulier au coeur de Paris. Bâtie sur trois niveaux, les pièces qui se succèdent sont de véritables petits musées dans lesquels évoluent la famille Camondo et ses prestigieux invités. Derrière le hall d’entrée et son grand escalier, au rez-de-chaussée bas, se trouvent les espaces de service, cuisine, offices et autres annexes. Entièrement carrelée de faïence blanche, y compris au plafond, pour faciliter l’entretien, la cuisine est composée d’un imposant fourneau central ainsi que d’une rôtisserie murale, tous deux en fonte. Pour isoler du…

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Les Camondo, une dynastie d’Istanbul à Auschwitz (3/4)

Lorsqu’éclate la Première guerre mondiale, Nissim est âgé de vingt-deux ans. De nationalité française – il est le premier Camondo à être né sur le sol français –, il est mobilisé le 1er août 1914 et met un point d’honneur à intégrer l’armée, à la fois en tant que patriote, mais aussi en tant que Juif. Au cours de cette période troublée, le jeune homme entretiendra avec son père et sa sœur Béatrice une relation épistolaire quasi-quotidienne. Riches de descriptions imagées précises, ces lettres permettent à sa famille de suivre…

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Les Camondo, une dynastie d’Istanbul à Auschwitz (2/4)

Avec la disparition d’Abraham-Béhor et de Nissim, les rênes de l’empire familial reviennent à l’aîné des Camondo, Isaac. Arrivé en France à l’âge de 18 ans, il est rapidement promu fondé de pouvoir à la « Isaac Camondo & Cie », et est en charge des liens entre l’empire Ottoman et la famille Camondo. Portant plus d’intérêt à ses plaisirs artistiques qu’à la prospérité de la banque familiale, il se consacre très tôt à enrichir de plus en plus son impressionnante collection d’œuvres d’art. Passionné par l’Extrême-Orient – il possède déjà estampes,…

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Les Camondo, une dynastie d’Istanbul à Auschwitz (1/4)

Originaires de la péninsule ibérique, sans doute chassés d’Espagne par l’Inquisition vers 1492, les premiers Camondo se réfugient à Constantinople, capitale de l’empire Ottoman, qui les accueille. S’il est difficile de retracer le parcours exact qu’ils ont pu suivre, des traces de leur présence apparaissent régulièrement autour du bassin méditerranéen, à Trieste, dans la République de Venise, dans les royaumes arabes et berbères… Né en 1781 à Constantinople, Isaac Camondo et son frère Abraham-Salomon fondent la banque « Isaac Camondo & Cie ». Lorsqu’Isaac meurt de la peste, en 1832, Abraham-Salomon hérite…

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Les arts sous l’Occupation : 5/5. La Résistance

La Résistance s’oppose aux interdictions. Elle se décline aussi dans le monde de l’art et du spectacle, la plupart des premiers résistants le payèrent de leur vie. Il s’agit d’un groupe qui se forma au musée de l’Homme. Il est enfin impossible de parler de cette période sans un mot sur l’Opéra. Il est le premier monument visité par Hitler lors de sa visite de Paris le 23 juin 1940. Sous l’angle de la Résistance, il y eu deux syndicats, le premier pour les machinistes, le second pour les musiciens,…

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Les arts sous l’Occupation : 4/5. Jazz et art dégénéré

L’élite allemande ne dédaigna pas l’art dit « dégénéré » tel le jazz en musique, ou le fauvisme en peinture, même s’il fut censuré. Si les artistes interdits fluctuent selon une logique qui souvent nous échappe, Picasso, Modigliani, Mirò, Ernst, Klee, Duchamp et Chagall sont exclus du Musée d’Art Moderne car considérés comme étant dégénérés. Le cas du jazz est intéressant. C’est une musique considérée comme dégénérée par les nazis car d’origine noire et anglo-saxone, voire juive. Voici une musique qui ne semblait pas pouvoir être jouée pendant l’Occupation – Marcel Legeay…

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Les arts sous l’Occupation : 3/5. Spoliation et sauvetage

Et les possessions juives partirent pour l’Allemagne. Ce fut l’époque de la récupération des œuvres d’art, des livres et  des meubles des particuliers Juifs. Leurs biens furent spoliés au profit des nazis. Pour certains, comme les Reinach, enfants du Comte de Camondo, ce fut au prix de leur vie. Il ne s’agit malheureusement ni d’un fait isolé ni d’un accident. La spoliation fut organisée et commença par le recensement des collections juives à partir du 30 juin 1940. Les œuvres sont confisquées avec l’aide de la police française à partir…

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Les arts sous l’Occupation : 2/5. Collaboration et propagande

Collaboration et propagande Dans les artistes qui ont collaboré, ou du moins qui ont soutenu la France de Vichy, il faut citer entre autres Drieu la Rochelle, Céline, Brasillach. Il serait partial de ne pas parler de Philippe Henriot, éditorialiste de Radio-Paris mais aussi et surtout secrétaire d’Etat de l’Information et de la Propagande à partir de 1944. La liberté n’existe en effet plus entre les listes Bernhard et Otto des livres interdits, la Propaganda-Absteilung et  la Propaganda Staffel. Ceci dit  la traduction française de Mein Kampf faisait aussi partie…

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Les arts sous l’Occupation : 1/5. Collaboration et Résistance, quelle frontière ?

L’Occupation fait immédiatement penser à rationnement, peur, exode ou encore déportation. Mais ce fut également une époque de grande créativité intellectuelle. Le marché de l’art était florissant, les œuvres se vendaient bien – on peut parler à cette époque de 70 galeries d’art, les spectacles affichaient complet et le cinéma n’était pas non plus en reste avec 220 films français produits par 82 cinéastes. La volonté allemande que la vie culturelle française se poursuive comme avant pour donner aux français une impression de continuité était exaucée. Et le livre d’Alan…

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